sábado 14 de mayo de 2011

Corteo



Le parfum de
l’encens s’élevait lentement, en enveloppent avec de subtiles volutes la grande
voûte du théâtre.

Le silence
régnait, seulement cassé par les amers accords de l’orgue et les sifflets des
encens qui sillonaient l’air.


Oui,
c’étaient mes propres obséques, mais, curieusement, je pouvais ouvrir mes yeux,
et même parler.



Tout le monde
était là: Valentyna et Gregory, les petits clowns danseurs sur des ballons
d’héllium; Anastasia, la brûlante russe quie cheminait pieds nus sur le fil de
fer, sans s’occuper des vingt mètres de hauteur qu’il y avait jusqu’au sol;
Marie-Michelle, Évelyne et Cristine, mes anciennes amantes, qui flottaient sur
ma tête, en s’amusant, pendues aux grands lustres attachés au platfond…



Évidemment, Vittorino (le géant argentin) était aussi
là! (Avec qui j’avais vécu tellement de bonnes moments!) Antoine, Rébecca et
Stéphane, mes amis d’enfance, me tiraient la langue en souriant pendant qu’ils
sautaient dans leurs lits, parce qu’ils ne voulaient pas aller dormir.



Moi, mort, je
me suis assis sur mon lit et j’ai observés les musiciens, les acteurs, les
acrobates (même l’équilibriste aveugle!) et les autres membres de la compagnie
qui arrivaient pour dire le dernier adieu au clown.
(Ah! J’ai
oublié de mentionner Érik, le percussionniste fou, qui tambourinait avec ses
doigts sur le chapeau de Gregory)



J’ai regardé toutes ces personnes qui avec leurs
vertus et leur défauts m’avaient encourage pendant de nombreuses années, entre
les applaudissements du publique et des chapiteaus à rayures, qui en fin de
compte on aidé à construire ce clown qui aujourd’hui les regardait au cours de
ses propres obséques.



En un clin
d’oeil, j’étais entouré d’anges doux et fragiles, qui rayonnaient de chaleur,
de paillettes et de confetti, et qui ont mis une paire d’ailes sur mon dos.



Là, j’ai
compris. C’était l’heure de partir. J’ai commencé à voler, en suivant le sillon
brillant de confettis des anges, pendant que je disais “adieu!” de la main à
mes amis, qui avec leur présence à mes obsèques célébraient la même vie dont
j’avais tant joui, au cours de laquelle ils m’avaient accompagné…



Ils vont me manquer, mais, Quoi? Nous nous rejoindrons dans quelque
théâtre ou dans quelque cirque, un de ces jours, puisque la mort n’est plus qu’une
suite de la vie…

(Paloma Leyton.B)




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